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© Mairie de Bréviandes 2012

Bréviandes, “ la verte ”, fait partie de l'arrondissement de Troyes, capitale historique de la Champagne. La majorité de la commune est couverte de bois et zones naturelles, traversés par la Seine et trois de ses affluents, la Hurande, l'Hozain, le Triffoire. Plusieurs chemins permettent de réaliser des circuits de découverte de la commune et de ses atouts naturels.
Actuellement, notre cité compte environ 2300 habitants. Elle a gagné 250 habitants en 10 ans, 425 habitants en 25 ans, et a doublé sa population en 40 ans. La proportion de personnes âgées est un peu plus forte que dans le reste du département, l'Aube.
La commune comprenait 841 logements au recensement de 1999, avec un parc plutôt récent. La grande majorité des résidences est constituée de logements individuels (78 %) et la majorité des ménages est propriétaire de son habitation (65%).
La moitié des habitants de notre cité sont actifs, mais seule une minorité exerce sa profession dans la commune.
Bréviandes dispose de nombreux commerces de proximité et services (boulangerie, boucherie charcuterie-traiteur, matériel de pêche, horloger, vente de volailles et oeufs, restaurant, hôtel, café presse tabac, médecins, dentiste, kinésithérapeute, infirmières, orthophoniste, podologue, taxi, supérette...) et de nombreux artisans sont installés sur les deux zones d'activités de la commune.
Dès 1962, plus petite commune de l'agglomération troyenne, Bréviandes fut l'une des premières villes à adhérer à l'intercommunalité, afin de permettre la réalisation de grandes infrastructures et la mise à disposition des populations de services performants, tout en veillant à maintenir pour Bréviandes son identité spécifique.
Bréviandes est considéré comme l’un des plus anciens villages de la contrée. Il est connu en 859 sous le nom de “ DRINNIA ” (Géographie de l’Aube de Paul LESCUYER) ou “ BRINNIA ” (Alphonse ROSEROT).
Une voie romaine
Bréviandes était traversé par une voie romaine. Celle-ci suivrait le tracé de la rue Saint-Martin et rejoindrait un chemin de terre parallèle à la Nationale de Buchères. Le tronçon conservé porte le nom de “ Chasse Saint-Martin ”.
Avant la Révolution, la territoire de la commune actuelle de Bréviandes, était réparti entre 3 communautés d’habitants de l’élection de Troyes.
1) La partie à l’Ouest de la route de bourgogne, dite Bréviandes-Saint - Léger, parce qu’elle était de la paroisse Saint - Léger - Près - Troyes.
2 et 3) La partie au Nord dite Bréviandes - Sancey et Villepart, qui formait deux autres communautés de la paroisse de Sancey, aujourd’hui Saint Julien.
Bréviandes - Sancey était un fief qui appartenait au roi. On y comptait 8 feux vers 1290, 30 en 1788. Le chapitre Saint - Pierre de Troyes y avait des biens et des droits seigneuriaux . Ce Bréviandes était dit Bréviandes - Villepart en 1789 . C’est peut - être à Bréviandes - Sancey que la famille Rémond eut la seigneurie qui aura été seigneurie engagée. Jean II Rémond, homme d’armes de la compagnie des sieurs de Lautrec, avait la moitié, comme héritier de Jean 1er, son père, conseiller ai bailliage de ma Montage, qui était mort depuis 1504. Jean II avait épousé en 1521 Edmonde Le Chat, fille de bonaventure Le Chat, seigneur de Marizy, qui se remaria avec Jacques Fait. Pierre Rémond, sieur de Sancey, épousa en 1656 Marguerite dorigny, fille d’Edme et de Charlotte Séguier.
Un violent incendie, le 26 mars 1771, détruisit ou endommagea les propriétés de 54 particuliers. D’après Courtalon, 28 ménages auraient été incendiés.
Bréviandes - Saint - Léger faisait partie de la seigneurie de Cervet, (commune de saint - Léger), qui relevait d’Aumont, dit anciennement Isles ; c’est pourquoi, en 1789, on appelait le fief, Bréviandes - Cervet. Il y avait 87 habitants en 1787.
Ces trois communautés sont devenues communes en 1790 et ont été réunies en 1795.
Les statistiques de l’aube datant de 1878 révèlent que “ Bréviandes ” comptait, à cette époque :
- 561 habitants pour 150 maisons.
- 72 chevaux,
- 75 voitures à 2 roue, 30 à 4 roues,
- 1 moulin important (80 quintaux mois),
- 100 puits,
- 300 bêtes à cornes,
- 400 moutons, 25 porcs,
- 130 fours (15 000 kilos), etc…
- et Villepart : 70 maisons.
Fin du XVIIe siècle
Depuis 1635, des différends opposent la communauté des bouchers de Troyes et les habitants de Sancey et Bréviande, à propos des pâturages (arrêtés et procès 1638 à 1649 Extraits des registres du Parlement).
30 mai 1740
Jean Parisot, charpentier à Bréviande, vend à Nicolas Lefebvre des Chevaliers, seigneur de la Planche, commune de Saint Léger, un moulin à eau, propre à moudre le blé et ses dépendances, dont 12 arpents de prés, au prix de 1800 Livres, avec rente foncière.
26 mai 1771
Violent incendie sur la commune de Bréviande Sancey. Les propriétés de 54 particuliers sont détruites. D'après Courtalon, 28 ménages auraient été touchés par l'incendie.
1800
L'Almanach du département de l'Aube de l'an IX signale une importante culture de haricots.
Février 1847
D’après un article paru dans un journal local, Napoléon serait passé à Bréviandes et se serait arrêté dans une ferme appartenant à M. Berlet, marchand de chanvre (il se pourrait que ce soit la ferme en ruine après le pont du chemin de fer, sur la droite en allant vers Buchères ?).
D'un ouvrage écrit en 1884, (Paul Lescuyer, géographie de l'Aube), nous tirons les renseignements suivants :
BREVIANDE
- dépendait :
- des coutumes et baillages de Troyes (av. 1789)
- du bureau de postes de Troyes
- de la perception de Saint-André
- comptait :
- 12 conseillers municipaux
- 533 habitants
- 603 ha 50 ares
Actuellement, elle compte :
- 19 conseillers municipaux (avec le maire)
- 2310 habitants
- 614 hectares (bois, routes, rivières, etc...)
SON ÉGLISE
En pierre et briques, date de 1857-58
Porte le vocable de Saint Vincent de Paul
SES ÉCOLES
Une école communale publique de garçons
Une école communale publique de filles
Une école libre de jeunes filles
SES HAMEAUX
Villepart et Saint Léger
SES ÉCARTS
Ferme de Mariva
Ferme de Villepart le Petit
SES RIVIERES
Le Linçon
(Géographie de l'Aube - 1884) - Petit ruisseau venant probablement de Saint Germain.
La Hurande
prend sa source sur le territoire de Roncenay, à la Fontaine Toupon et vient se jeter dans la Seine à Bréviandes. Largeur moyenne : 4 m 50 Débit moyen : 500 litres seconde.
En 1875, l'Atlas de l'Aube, indique que le moulin de Bréviandes est situé sur le ru de la Hurande.
L'Hozain
prend sa source à Balnot, disparaît puis renaît aux Bordes, près de Lamages. Elle se jette dans la Seine à Villepart après un cours de 25 à 30 kilomètres. Largeur moyenne : 3 m 50 Débit moyen : 700 litres/seconde.
Sur son parcours, l'Hozain reçoit :
- La Marve (près des Bordes)
- La Mogne (Crésantignes)
- La Cézonne (Virloup)
- L'Ouze (Villemereuil)
- L'Ormont (Villy le Maréchal)
- Le Rétang (Rumilly les Vaudes)
- Le Vérieu (Cormost)
Le Triffoire ou Réfroy ou la Profonde ou la Saute
Ce ruisseau vient de Saint Germain et se jette dans la Seine (Canal des Bas Trévois) sur le territoire de Saint Julien.
En 1753, construction du pont sur le ru du Triffoire.
Bréviandes possédait une maladrerie, ou LEPROSERIE DES DEUX EAUX, ou encore HOPITAL DES LADRES ou MAISON DE SAINT LAZARE.
Situation
1er emplacement possible
D'après une Notice historique de la léproserie de la ville de Troyes de Harmand, 1849, “ LA LEPROSERIE DES DEUX EAUX ” se situait à l'entrée de Bréviandes, traversée par la route de Bourgogne, sur la droite du chemin, à l'emplacement d'une croix de bois renversée par la Révolution de 1789, entre le double ruisseau qui arrose le village (?)
2e emplacement possible
Lors de la construction de la maison à pans de bois du docteur Balet, rue Jean Balet, celui ci, accompagné de M. Jean Bienaimé de la Société Archéologique de l'Aube, a découvert de nombreux squelettes, sans objet mobilier déposé dans les sépultures, signe qu'il s'agissait probablement d'un grand cimetière. Pourquoi pas celui de la Léproserie ou HOPITAL SAINT LAZARE ? N'oublions pas que la dénomination de ce lieu est précisément “ Saint Lazare ” (?)
3e emplacement possible
Dans les différents biens que possédait la communauté de Villepart en 1634, nous pouvons lire : “ LA PASTURE D'ENTRE DEUX-EAUX tenant d'une part et d'un bout aux rivières d'Hozain et de Seyne ” (?)
Quelques dons faits depuis 1123
1123 - Rente annuelle par Hugues.
1151 - Thibault II, comte de Troyes, atteste les dons faits par plusieurs personnes.
1152 - 1175 - Le comte Henri 1er, autorise la léproserie à moudre gratuitement à son moulin de Sancey, lorsque faute d'eau elle ne peut moudre à son propre moulin.
1170 - Gille de Marigny donne une terre à Vaudes Pars.
1171 - Henri 1er fait don du plein usage des bois d'Isles pour le chauffage et la construction.
Avant 1187, Bréviande possédait deux moulins à papier : les moulins de Faissenellis. En 1187, don de Gilon de Torneello, attesté par Henri 1er, le moulin de Faissenelles, plus un droit d'usage au bois d'Albeneto.
1199 Gauthier de Vannes donne “ deux arpents de terre francs sis près de la terre de Marivas ”.
Avril 1203 : La léproserie abandonne à Gérard d'Isle et Etienne d'Ause, les moulins, en contrepartie d'une charge à payer par an de 13 setiers de froment, 18 de mouture, 1/3 de poissons pris aux moulins. En cas de délabrement des bâtiments, la léproserie doit fournir le bois nécessaire, à prendre dans les bois du comte de Champagne. Les travaux doivent être exécutés par les détenteurs des moulins.
1209 - Dons de terre de Villepart.
1294 - Deux commissaires du roi Philippe IV le Bel sont envoyés à Troyes pour réunir la taxe pécuniaire due par les ecclésiastiques et les non nobles. Ils octroient à la léproserie des pièces de terre, revenus de diverses maisons, censives, arpents de prés, etc.
Février 1362 - Le maître de la léproserie donne les moulins à cens perpétuel à Sevestre Poche (paupeleur) et à sa femme demeurant à Bréviandes. Ils devaient en transformer un en moulin à blé dans un délai d'un an. Ensuite, la ville de Troyes entra de nouveau en possession des moulins au nom de la léproserie.
En 1658 - La ville les loue (Moulins à blé ou à papier ?).
En 1614 - Les biens de la léproserie montraient “ ung molin, avec l'octin, jardin, prey, estang et rivière estant au dessus d'icelluy qui était amodié et de grands fraiz ” à cause des réparations à entreprendre.
Tout au long des XIIe et XIIIe siècles : divers dons tels que des produits de moulins, divers engagements à payer des setiers de froment, avoine, seigle, des dons de vignes, tous actes accomplis par des nobles, ecclésiastiques, chevaliers, écuyers, etc.
Les coutumes à Bréviandes sont celles qu'on retrouve, en général, dans tout le département. les quelques traditions suivantes sont tirées d'un Folklore de l'Aube de J. Durand
Le baptême
Autrefois, l'usage était de baptiser l'enfant sitôt sa naissance ou le lendemain. La mère ne se levant que le 1er ou le 2e jour et ne pouvant porter son enfant à l'église, une amie, une voisine, ou la grand mère le faisait à sa place.
Ce n'est qu'après 15 jours ou 3 semaines que la mère faisait sa première sortie à l'église, à l'occasion des “ relevailles ”.
Le nom de baptême
avant la Révolution, les enfants portaient deux prénoms :
- le premier, celui du père (surtout pour le fils aîné)
- le second, au choix, celui des père, mère, parrain, marraine.
Si plusieurs familles portaient le même nom, on leur donnait un sobriquet pour les distinguer (aussi important que le vrai nom de famille).
Les enfants pouvaient porter également un seul prénom de saint, auquel, on ajoutait le nom d'une terre ou le nom d'une qualité ou d'un défaut physique.
C'est François 1er qui établit les noms héréditaires qui devinrent noms de familles.
Parrains et marraines
Vers 1315, les enfants champenois durent avoir plusieurs parrains ou plusieurs marraines :
- garçons : 2 parrains, 1 marraine
- filles : 2 marraines, 1 parrain
En 1615 puis 1640, le diocèse de Troyes interdit cette doublure et le deuxième parrain ou la deuxième marraine devinrent témoins.
Cloches et dragées
Traditionnellement, les baptêmes provoquent les cloches. Les jeunes du pays carillonnent. Les parrains et marraines les récompensent.
Les gamins du village attendent le lancement des dragées pour en “ recliquer ” le plus possible.
Les plus fortunés y mêlent parfois des pièces, les pauvres ou les ladres, des haricots...
Tradition du mai
Les “ mais ” sont des bouquets de verdure qui ornent l'entrée de l'église et l'entrée de la maison où a lieu le repas.
Les “ mais ” sont aussi de longues perches feuillues qui sont attachées aux portes des jeunes filles à marier de la commune, par les jeunes gens, dans la nuit du 1er mai. Sans oublier les traditionnelles farces faites au voisinage et souvent bien acceptées par les habitants.
Et tout se termine par une réunion amicale de la jeunesse offerte par les jeunes filles.
Cette tradition, qui avait momentanément disparu, refait son apparition depuis peu de temps.
Mariage
Autrefois, à Bréviandes, le dimanche avant la noce, on réunissait à dîner garçons et filles d'honneur. Les garçons choisissaient les filles qui leur convenaient.
Des projets de mariage précis aboutissaient à une date fixe communiquée alors à tous les intéressés : parents, camarade de communion, parrain, marraine, conscrits.
A la campagne, le mariage se faisait surtout lorsque les travaux des champs laissaient un peu de répit (mars, décembre) et surtout le lundi, rarement le mardi. La cérémonie civile se faisait le dimanche soir et la cérémonie religieuse le lundi matin vers 10 h 30 ; mais depuis 1868, l'Eglise permet l'usage de la viande le samedi, d'où le changement, petit à petit, en faveur de ce jour.
La famille du garçon l'accompagnait chez le père de la jeune fille. Il n'était par rare d'avoir à la noce 150 à 200 invités