Un peu d’histoire

Date de publication : 12 juin 2018

histoire

Retrouver une rapide histoire de la commune de Bréviandes.

Bréviandes, « la verte« , fait partie de l’arrondissement de Troyes, capitale historique de la Champagne. La majorité de la commune de Bréviandes est couverte de bois et zones naturelles, traversés par la Seine et trois de ses affluents, la Hurande, l’Hozain, le Triffoire. Plusieurs chemins permettent de réaliser des circuits de découverte de la commune et de ses atouts naturels.

La commune de Bréviandes comprenait 841 logements au recensement de 1999, avec un parc plutôt récent. La grande majorité des résidences est constituée de logements individuels (78 %) et la majorité des ménages est propriétaire de son habitation (65%).

Actuellement, notre cité compte environ 2400 habitants. Elle a gagné 250 habitants en 10 ans, 425 habitants en 25 ans, et a doublé sa population en 40 ans. La proportion de personnes âgées est un peu plus forte que dans le reste du département, l’Aube.

La moitié des habitants de notre cité sont actifs, mais seule une minorité exerce sa profession dans la commune.
Bréviandes dispose de nombreux commerces de proximité et services (boulangerie, boucherie charcuterie-traiteur, horloger, vente de volailles et oeufs, restaurant, hôtel, café presse tabac, médecins, dentiste, kinésithérapeute, infirmières, orthophoniste, podologue, taxi, supérette…) et de nombreux artisans sont installés sur les deux zones d’activités de la commune.

Dès 1962, plus petite commune de l’agglomération troyenne, Bréviandes fut l’une des premières villes à adhérer à l’intercommunalité, afin de permettre la réalisation de grandes infrastructures et la mise à disposition des populations de services performants, tout en veillant à maintenir pour Bréviandes son identité spécifique.

Bréviandes dès l’époque celtique…

Bréviandes est considéré comme l’un des plus anciens villages de la contrée. Il est connu en 859 sous le nom de « DRINNIA » (Géographie de l’Aube de Paul LESCUYER) ou « BRINNIA » (Alphonse ROSEROT).
Une voie romaine

Bréviandes était traversé par une voie romaine. Celle-ci suivrait le tracé de la rue Saint-Martin et rejoindrait un chemin de terre parallèle à la Nationale de Buchères. Le tronçon conservé porte le nom de  » Chasse Saint-Martin « .

Avant la révolution… trois communautés séparées

Avant la Révolution, le territoire de la commune actuelle de Bréviandes était réparti entre 3 communautés d’habitants de l’élection de Troyes.

Bréviandes-Sancey était un fief qui appartenait au roi. On y comptait 8 feux vers 1290 et 30 en 1788. Le chapitre Saint-Pierre de Troyes y avait des biens et des droits seigneuriaux. Ce Bréviandes était dit Bréviandes-Villepart en 1789.
C’est peut-être à Bréviandes-Sancey que la famille Rémond eut la seigneurie qui aura été seigneurie engagée. Jean II Rémond, homme d’armes de la compagnie des sieurs de Lautrec, avait la moitié, comme héritier de Jean 1er, son père, conseiller ai bailliage de ma Montage, qui était mort depuis 1504.
Jean II avait épousé en 1521 Edmonde Le Chat, fille de Bonaventure Le Chat, seigneur de Marizy, qui se remaria avec Jacques Fait. Pierre Rémond, sieur de Sancey, épousa en 1656 Marguerite dorigny, fille d’Edme et de Charlotte Séguier.

Un violent incendie, le 26 mars 1771, détruisit ou endommagea les propriétés de 54 particuliers. D’après Courtalon, 28 ménages auraient été incendiés.

Bréviandes-Saint-Léger faisait partie de la seigneurie de Cervet, (commune de saint-Léger), qui relevait d’Aumont, dit anciennement Isles ; c’est pourquoi, en 1789, on appelait le fief, Bréviandes-Cervet. Il y avait 87 habitants en 1787.

Ces trois communautés sont devenues communes en 1790 et ont été réunies en 1795.

Les statistiques de l’aube datant de 1878 révèlent que “Bréviandes” comptait, à cette époque :

  • 561 habitants pour 150 maisons.
  • 72 chevaux,
  • 75 voitures à 2 roue, 30 à 4 roues,
  • 1 moulin important (80 quintaux mois),
  • 100 puits,
  • 300 bêtes à cornes,
  • 400 moutons,
  • 25 porcs,
  • 130 fours (15 000 kilos), etc…
  • et Villepart : 70 maisons.

La léproserie des “Deux Eaux”

Bréviandes possédait une maladrerie, ou LEPROSERIE DES DEUX EAUX, ou encore HOPITAL DES LADRES ou MAISON DE SAINT LAZARE.
Situation

1er emplacement possible

D’après une Notice historique de la léproserie de la ville de Troyes de Harmand, 1849, “ LA LEPROSERIE DES DEUX EAUX ” se situait à l’entrée de Bréviandes, traversée par la route de Bourgogne, sur la droite du chemin, à l’emplacement d’une croix de bois renversée par la Révolution de 1789, entre le double ruisseau qui arrose le village (?)

2e emplacement possible

Lors de la construction de la maison à pans de bois du docteur Balet, rue Jean Balet, celui-ci, accompagné de M. Jean Bienaimé de la Société Archéologique de l’Aube, a découvert de nombreux squelettes, sans objet mobilier déposé dans les sépultures, signe qu’il s’agissait probablement d’un grand cimetière. Pourquoi pas celui de la Léproserie ou HOPITAL SAINT LAZARE ? N’oublions pas que la dénomination de ce lieu est précisément “ Saint Lazare ” (?)

3e emplacement possible

Dans les différents biens que possédait la communauté de Villepart en 1634, nous pouvons lire : “ LA PASTURE D’ENTRE DEUX-EAUX tenant d’une part et d’un bout aux rivières d’Hozain et de Seyne ” (?)