Rénovation énergétique du parc tertiaire : des objectifs clairs pour 2030

panneaux solaires

La publication de la loi Elan a remis les préoccupations liées au décret tertiaire sur le tapis. L’obligation de rénovation du parc tertiaire rappelle que les engagements environnementaux ont un impact chez les professionnels comme chez les particuliers. Focus sur les grandes lignes de cette prescription.

Des réformes ambitieuses pour le parc tertiaire

En 2012, l’estimation des consommations énergétiques dans les locaux professionnels mettait en avant une tendance qui s’est ensuite confirmée. À climat normal, cette consommation des bureaux était moins importante de 2% sur une période d’un an.

Ces résultats rappellent les objectifs ambitieux de la loi ELAN. Aujourd’hui, répondre aux objectifs de réduction des consommations énergétiques du parc tertiaire est une obligation qui se confirme. Les récents enjeux climatiques rendent la Loi de transition énergétique indispensable.

Le projet est ambitieux : d’ici 2030, le parc tertiaire doit avoir enregistré une baisse de 40% de sa consommation d’énergie. Bien que la baisse soit plus importante tous les ans, nous sommes encore loin du chiffre escompté. Pour optimiser l’engagement du secteur tertiaire, il aura donc fallu identifier ses principaux postes de consommation. Le plus important se situe au niveau de la typologie des bâtiments. Viennent ensuite la localisation des bâtiments et leurs certifications, puis la rénovation en elle-même.

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Un engagement envers le développement durable

Le parc tertiaire est la cible d’un remaniement non négligeable. Il est prévu d’obliger propriétaires et locataires à s’engager dans le processus de rénovation. Notons que cela ne concerne pas tous les bâtiments, et que les rénovations ciblent essentiellement les biens remplissant un certain nombre de critères.

L’objectif est de réduire de 50 % ses consommations énergétiques en 2040, puis de 60 % en 2050 ; 2010 étant l’année de référence. Dans cette optique, chaque bâtiment soumis à cette obligation doit atteindre un niveau de consommation énergétique estimé en valeur absolue. Ce niveau sera estimé en fonction des besoins énergétiques des biens neufs dans la même catégorie.

Les objectifs de rénovation ne sont donc pas les mêmes pour tous les biens du parc tertiaire. Suivant les particularités de votre cas, il est possible de moduler. Les contraintes techniques et architecturales sont prises en compte, au même titre que les contraintes patrimoniales. L’éventuel changement d’activité exercée au sein du bâtiment, les volumes des mouvements pèsent également sur la balance. L’engagement du parc tertiaire doit améliorer durablement son impact sur l’environnement.

Les locataires, aussi concernés

L’obligation de réduction de la consommation d’énergie ne concerne pas uniquement les propriétaires. Les locataires de locaux professionnels doivent aussi assumer leur part d’engagement. En vue d’un suivi régulier de la rénovation énergétique, l’entreprise usant des locaux doit également fournir ses références de consommation en énergie.

À terme, les avantages pour le secteur tertiaire ne se résumeront pas à une meilleure gestion des consommations. La rénovation énergétique du parc est aussi un levier potentiel pour l’emploi. Les buts : revaloriser durablement l’environnement de travail et lutter efficacement contre la précarité énergétique. Des objectifs qui ne vont pas sans des résolutions pratiques et réalistes par rapport aux actions à entreprendre.

Date : 04 octobre 2019 // Auteur : Hadrien